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Nassira
El Moaddem 

Elle dresse le portrait d’un territoire,
d’une époque ;  de la France entière.

Résumé

Durant tout son lycée, elle ne rêve que d’une chose : fuir sa petite ville de province. Fille d’ouvriers d’origine marocaine, elle gravit les étapes une à une. Elle fait deux grandes écoles, devient journaliste, interviewe des décideurs, dirige un média, le Bondy blog. Mais au fond d’elle naît une culpabilité : celle d’avoir abandonné sa ville, Romorantin, au moment où cette dernière avait le plus besoin de ses enfants – lorsque la crise était à son comble, que les usines fermaient. Alors, elle décide de revenir. En arpentant les rues, elle se rend compte avec désolation que la plupart des boutiques du centre ont mis la clef sous la porte. Elle essaye de comprendre. Pour cela, elle retrouve Caroline, son amie d’enfance. Elle est responsable de rayon au M. Bricolage de Romorantin. Engagée dans les gilets jaunes. Elle n’est jamais partie. Elles sont nées au même endroit, mais leurs vies n’ont maintenant rien à voir. C’est alors l’occasion de peindre un portrait de la France à deux visages.

Le mot de l’éditeur

« Le mouvement des gilets jaunes s’est fait le porte-voix d’une France en souffrance. Le récit de Nassira el Moaddem en est le reflet. Elle y évoque la galère, les marches qu’on a la chance de gravir ou non. Les villes qui déclinent,  les contrastes et les inégalités qui s’accentuent. »

Le mot de l’auteure

« 20 ans après mon départ de Romorantin, alors que la France des gilets jaunes commençait à s’exprimer, j’ai ressenti l’urgence d’y retourner. Pour raconter. J’avais besoin de revoir les lieux que j’avais fréquentés plus jeune, de renouer avec mes voisins, de recoller avec une partie de mon identité. Je me demandais à quoi ressemblait ma ville natale, jadis prospère, saignée avec la fermeture des usines Matra automobiles décidée en 2003, l’année  où je suis partie. Je voulais retrouver mes amies d’enfance. Qu’étaient devenus ceux qui étaient restés ? Et moi, suis-je toujours cette enfant de Romo ? Solognote d’origine marocaine devenue journaliste et parisienne, je suis passée de l’autre côté des frontières, géographique et sociale. Ai-je trahi les miens ? »